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Quand le code n’est pas le seul langage du projet




Notre atelier gère de nombreux projets IT en France, mais aussi à l’international. Quand je suis arrivé chez Cardiweb il y a deux ans et demi, j’ai eu la chance d’intégrer un projet international de grande envergure. Nous travaillons pour un des leaders mondiaux de l’immobilier commercial, basé en France et aux États-Unis.

Je n’étais pas prédisposé à travailler dans cet environnement. Je parlais bien anglais mais on m’a surtout fait confiance. Moi, j’éprouvais un peu d’appréhension, il fallait être à la hauteur ! Qu’on se le dise, entre regarder des séries Netflix en anglais et gérer un projet IT en anglais, on peut croire qu’il y a un monde. Mais finalement, la gestion d’un projet IT à l’international reste surtout de la gestion de projet IT…

Vous avez dit barrière de la langue ?

De base, le code, c’est de l’anglais. Ça aide déjà pas mal ! Beaucoup de fonctions, de librairies ou d’API sont écrites en anglais et sont documentées dans cette même langue. Ce n’est donc pas très contraignant de continuer sur cette belle lancée. Au-delà du langage, les technologies sont aussi les mêmes : le JAVA reste du JAVA, Android est toujours du Android, etc. Travailler dans un environnement international en IT m’a montré à quel point la technologie n’avait pas de frontière.

L’organisation, un frein ?

Déjà, la méthode Agile en France ne diffère pas de la méthode Agile aux États-Unis. Il n’y a donc aucune barrière de méthodologie ! L’organisation de nos projets reste la même de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans un projet IT international, il y a évidemment la question des horaires décalés. Nous travaillons avec la Californie, ce qui veut dire que nous avons 9 heures de décalage. Quand une partie de l’équipe commence ses journées, de l’autre côté du globe, l’autre équipe la finit ! Alors, il faut s’adapter.

On fait nos dailys à 19H30, souvent de chez nous. C’est un bon compromis : nous, on clôt notre journée de travail en faisant une to-do pour le lendemain, lorsque les américains commencent et annoncent leurs projets du jour. Un élément extrêmement important que nous avons désormais tous en tête : anticiper ! Car si nous avons oublié de poser une question le soir, nous pouvons rester bloqués toute la journée du lendemain en attendant une réponse qui n’arrivera pas. La clé de la réussite d’un projet international, c’est être très clairs dans les demandes, les besoins et les livraisons attendues. Mon petit truc à moi : mes post-its, où je note toutes mes questions de la journée pour être certain de ne rien oublier lors de nos dailys.

Les relations à distance, vraiment distantes ?

Pour qu’un projet fonctionne, il faut de bonnes relations entre développeurs, chefs de projets et toute autre partie prenante. Si l’entente est encore plus importante lorsque nous sommes à distance, cela reste toutefois le B.a.-ba de tout projet d’équipe, finalement.

La clé, c’est d’instaurer des règles dès le début pour pallier les différences de culture. Sans rentrer dans les généralités, on a pu remarquer qu’aux États-Unis, le vocabulaire est plus détendu, plus relax : ils s’appellent brother, on ne met pas trop les formes. En Inde, pays avec lequel notre partenaire travaille également, les échanges sont plus terre à terre, plus formels, dans un respect mutuel. Il faut composer avec les deux et, surtout, trouver un bon équilibre pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde.

Quand les objectifs sont les mêmes à des milliers de kilomètres…


Souplesse, agilité et adaptabilité sont les 3 mots d’ordre d’un projet international. Mais ce qui ne change pas, ce sont nos objectifs ! Malgré la distance qui nous sépare, nous avons la même ambition : que notre projet soit une réussite. Animés par cette volonté commune, nous ne voyons plus les différences de culture et la distance ne nous freine plus.

La technologie abolit les frontières. Et gérer un projet IT à l’international de façon fluide en est la meilleure preuve. Professionnellement, c’est génial car j’ai la chance d’élargir ainsi mon scope de compétences. Mais le plus satisfaisant, c’est humainement : savoir que je suis utile à une équipe à des milliers de kilomètres.






Romain, Ingénieur projets

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